Le village de Breuvanne était coimposé approximativement d'une septantaine de maisons et plus ou moins 180 habitants.
Au matin du 22 août 1914, la population est réveillée par le passage de la Troisième Division d'Infanterie Coloniale française, la division du Général Léon Raffenel.
Au début de la bataille, la colonne est stoppée dans le hameau. le pont enjambant la Semois est fortement bombardé, et ce toute la journée. Le train régimentaire y a été arrêté tandis que la queue est toujours bloquée à Saint-Vincent. Le troisième régiment d'infanterie colonial s'y défend brillamment et repousse les attaques allemandes venant de toute part. Le troisième régiment de Chasseurs d'Afrique s'illustre dans la défense empêchant les troupes allemandes de passer et bloquant toutes les manoeuvres d'encerclement. Les pertes des chasseurs d'Afrique furent terribles, plus de 70 % de pertes (tués, blessés, disparus, prisonniers) ce jour du 22 août.
Les forces en présence:
Française: 3ème RIC et 3ème chasseur d'Afrique, 22ème RIC et 2ème RAC.
Allemande: Artillerie FAR57, FAR6, Infanterie 63ème IR et 10ème Grenadier.
En 1917, deux cimetières ont été créés par les autorités allemandes. L'un au Menil, où reposent 500 soldats français et l'autre part à la Mansart sur la route Breuvanne-Ansart contenant les dépouilles de 211 soldats allemands et français.
En 1923, le cimetière de la Mansart est désaffecté. Suite aux rapatriements, celui du Menil a été réduit à 260 tombes.
En 1964, le cimetière a été désaffecté définitivement.
À noter que le Général Léon Raffenel y a été enterré jusqu'en 1922.