14-18 est la première guerre d'un genre nouveau. Les découvertes de la révolution industrielle permettent de mettre au point de nouvelles armes. Les Allemands utilisent des gaz asphyxiants pour la première fois à Ypres en 1915. Le gaz est contenu dans des réservoirs qui sont ouverts quand le vent se dirige vers l'ennemi : une technique pas très fiable. L'armée allemande conditionne alors le gaz dans des obus. A partir de 1916, l'usage des gaz s'est généralisé à tous les camps. En réponse pour se protéger, on invente alors les premiers masques à gaz.
Les premiers chars d'assaut apparaissent en 1916 et sont britanniques. Ils sont utilisés pour la première fois pendant la bataille de la Somme et sont très lents.
L'aviation vient de voir le jour mais elle est déjà mise à contribution. Au début, les pilotes font essentiellement de la reconnaissance puis on assiste à de véritables combats entre les aviateurs. Certains, comme le Baron rouge, sont restés célèbres.
Le lance-flamme est utilisé par les Allemands dès 1914 et sème la terreur dans le camp adverse même s'il est très dangereux pour ceux qui le manient à cause du risque d'explosion de la bonbonne de pétrole. Le fusil « Lebel » employé par l'armée française peut être équipé d'une baïonnette pour les combats rapprochés et c'est une des armes emblématiques de cette guerre. La mitrailleuse est aussi utilisée, elle permet de tirer environ 600 coups par minutes et à une portée plus longue que celle d'un fusil.
C'est aussi le début des sous-marins (le premier date de 1901) qui sont utilisés par les Allemands pour couler les navires alliés. Ils lancent des torpilles sous l'eau et tirent au canon en surface.
La Grosse Bertha est une des pièces d'artillerie les plus connues de la Grande Guerre. C'est un obusier capable de percer 3 mètres de béton armé. Les canons de 75 mm, modèle 1897, sont une des armes maîtresse de l'armée française même s'ils perdent en efficacité dans les tranchées. Suite à une grande augmentation de la production d'obus leur qualité baisse et de nombreux accidents arrivent, au point que l'état-major n'ordonne d'utiliser ces canons qu'en dernier recours.