Combats
Dès que la 3ème division d'infanterie coloniale (DIC), chargée de défendre le passage de la rivière Chiers, apprend que l'envahisseur a traversé la rivière à La Ferté-sur-Chiers (Ardennes), elle se replie précipitamment vers Martincourt. Deux compagnies d'arrière-garde sont laissées à Olizy-sur-Chiers, afin de bloquer l'ennemi dans la trouée d'Heurtebise. Le 26 août 1914, vers 1h30, quelques cavaliers allemands pénètrent dans le village et frappent aux portes des maisons. Personne ne répond, le village semble désert.
Vers 3 heures du matin, les troupes allemandes arrivent en masse et pénètrent dans le village. Aussitôt, une vive fusillade se déclenche laissant de nombreux soldats au sol. Les Allemands ripostent et bientôt un combat de rues s'établit. En moins d'une heure, plus de 200 soldats allemands sont mis hors de combat. Néanmoins, les troupes allemandes se renforcent et les coloniaux français doivent abandonner la lutte, laissant dans leur fuite une trentaine de blessés.
Fusillade des civils
Rendus furieux par cette résistance inattendue, les Allemands négligent de poursuivre les coloniaux et se retournent contre la population civile. Ils prétendent que ces derniers ont tiré sur eux et se ruent dans toutes les maisons. Dix-sept villageois sont exécutés sans autre forme de procès. Seuls, ceux qui se sont soigneusement cachés échappent au massacre. Les Allemands mettent alors le feu au village après l'avoir méthodiquement pillé. Seules quelques maisons demeurent indemnes.
Quelques temps après, au milieu de l'incendie, des détonations se font entendre, probablement causées par des cartouches surchauffées laissées sur place. Les soldats allemands, supposant avoir à faire à des francs-tireurs, rassemblent les survivants du village et les emmènent jusqu'au pont de La Ferté-sur-Chiers. Ces civils sont alignés près du calvaire, où ils attendent trois quart d'heure avant d'être relâchés et après avoir demandé pardon à l'envahisseur.